Grâce à un groupe de bénévoles passionnés, dont beaucoup sont également propriétaires des bateaux traditionnels amarrés dans le port-canal, chaque été est reconstituée la célèbre « pêche à la tratta », sur la plage de Ponente au lever du soleil.

La « tratta » est un type de pêche traditionnelle qui n'est plus pratiquée depuis des décennies, mais qui possède un grand charme tant par ses gestes, qui ressemblent presque à une danse silencieuse, que parce que, contrairement à d'autres types de pêche, elle se déroule sous les yeux du public. La tratta, en effet, est effectuée en emportant au large avec un petit bateau un filet, puis récupéré lentement à la main depuis la plage par deux équipes de « trattaroli » qui doivent se déplacer de manière rythmée et coordonnée.

La plage est aujourd'hui un lieu très fréquenté et bondé, et donc le poisson pêché est vraiment minime en quantité et en qualité ; cependant, l'importance de la reconstitution est de maintenir vivant et de transmettre un « savoir-faire » qui autrement serait perdu. La tratta est interdite par la législation en vigueur, mais le Musée de la Marine – qui coordonne et soutient le groupe de bénévoles qui l'exécutent – a réussi à obtenir exceptionnellement une autorisation dérogatoire du Ministère de la Pêche, grâce au soutien obtenu de l'Institut Central pour le Patrimoine Immatériel du Ministère des Biens Culturels, qui a certifié l'importance de cette récupération sur le plan culturel.

La tratta – comme d'ailleurs toutes les activités des bateaux traditionnels – se déroule grâce à la collaboration et sous la supervision de la Capitainerie du Port de Cesenatico, qui garantit que tout se déroule en toute sécurité et dans le respect des règles : c'est aussi une précieuse collaboration qui a permis le succès du travail effectué par le Musée de la Marine de la Commune de Cesenatico pour la sauvegarde et la valorisation du patrimoine culturel maritime.

Il est important de rappeler que l'initiative peut être annulée même quelques minutes avant si les conditions météorologiques et maritimes ne sont pas bonnes.

Photo Marina Carlini